Clichés de Noël: les téléfilms

Clichés de Noël: les téléfilms

Y a plus de saisons ma bonne dame.
Halloween n’était pas encore là, que les catalogues de jouets de Noël étaient déjà dans les boîtes aux lettres.
Le marché de Noël des Champs-Elysées a déjà ouvert ses portes (Princesse Soso et moi-même sommes d’ailleurs allées apporter un peu de prestige à cette manifestation hier soir, en saluant la foule en délire et en mangeant deux ou trois trucs gras et sucrés au passage).

Et depuis le week-end du 11 novembre, ILS sont de retour.
ILS, ce sont les téléfilms de Noël.
Vous connaissez les téléfilms sentimentaux qui passent l’après-midi sur M6? Une jeune femme retourne dans son bled natal suite à une rupture pour relancer l’usine de bougie familiale. Elle retrouve son ami d’enfance bourru mais beau gosse avec lequel elle s’engueule dans un premier temps avant de baiser comme des bêtes s’embrasser romantiquement sous les applaudissements des ouvriers de l’usine de bougies sauvés du chômage.
Ou alors un papa veuf déménage avec sa fille de 5 ans qui a la maturité d’un adulte dans une ville nouvelle. Leur charmante voisine les accueille avec un panier de muffins et un décolleté plongeant mais une autre voisine vulgaire et malveillante, avec un trait de crayon marron autour des lèvres veut mettre le grappin sur le papa beau gosse qui fait de la menuiserie torse nu dans son jardin. Mais la gentille voisine gagne à la fin, rassurez-vous. #spoil
Bref, des fictions de qualité, avec des scenarii recherchés, des acteurs de premier plan, et des rebondissements imprévisibles.

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“Jean-Mi, je t’ai reconnu, t’es con, t’as oublié de mettre la barbe du Père Noël, mais t’as bien failli m’avoir!”

Du côté des titres aussi, y en a qui ont dû phosphorer sévère pour déployer une telle diversité d’intitulés: Une danse pour Noël, la Fille du Père Noël, Un Noël plein d’espoir, Un Noël à NY, Le Bébé de Noël… pour ne citer que ceux qui ont été diffusés ce week-end.

Les téléfilms de Noël, c’est exactement la même chose, sauf que ça se passe en décembre, qu’il y a des guirlandes et des sapins, parfois de la neige, et même certaines fois le Père Noël en guest star.
En général ça passe sur les chaînes de la TNT, mais M6 et TF1 ne sont pas en reste, plutôt l’après-midi, mais aussi le soir sur Gulli.

Un Noël sans téléfilms de Noël, c’est comme un Noël sans Sissi Impératrice et le Père Noël est une ordure. Pour moi, ça fait clairement partie des plaisir honteux des vacances de fin d’année.

Parmi les merveilles dénichées dans les diffusions de ces derniers week-ends, je retiens notamment Les Cookies de Noël un téléfilm canadien diffusé sur W9 hier et dont le pitch est le suivant: “Rivales depuis l’enfance, Christie et Penny sont maintenant institutrices dans le même établissement. Pâtissière hors pair, Penny initie un concours de cookies pour mieux ridiculiser la douce Christie. Cette guerre ouverte s’intensifie avec l’arrivée de Lili, la fille de James, un veuf charmant dont elles vont toutes deux s’enticher…”

Un concours de cookies entre deux instits, on en est là, niveau imagination des scénaristes tellement tout a été fait…

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Mais dans ce flot de fictions très similaires, émergent parfois des pépites complètement fascinantes, comme Les Chaventuriers de Noël sur Gulli. Je n’ai pu le regarder samedi soir, mais par chance il y a une rediffusion samedi prochain en deuxième partie de soirée. J’hésite à l’enregistrer et profiter d’une vie sociale ou à le live-tweeter, mais j’ai peur d’être déçue. Le pitch me fascine complètement, j’ai l’impression que les scénaristes prennent la même drogue que les mecs qui font les filtres Snapchat et, croyez-moi, c’est de la bonne.

Jugez plutôt: ” Le soir de Noël le petit Tommy décide de confier ses 3 chatons, trop turbulents, au Père Noël… mais il ne sait pas que ce dernier est allergique aux chats et s’évanouit dès l’ouverture du cadeau ! Les trois chatons vont devoir livrer eux-mêmes tous les cadeaux pour sauver Noël !”

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Par où commencer? Déjà, Tommy est un petit con qui n’a pas compris qu’avoir un animal de compagnie, c’est accepter de prendre des responsabilités, et qu’on ne s’en débarrasse pas comme ça. Ensuite, j’aimerais savoir pourquoi il les refile au Père Noël plutôt qu’à la SPA ou en les noyant dans les WC. J’aimerais comprendre pourquoi le Père Noël, voyant les chatons, ne les a pas mis à la porte, ni pris des antihistaminiques. Et surtout, surtout, à quel moment la décision est prise de confier la distribution des cadeaux à ces fameux chatons qui ont manifestement saoulé Tommy et défoncé la santé du Père Noël. Autant de questions qui restent pour l’instant en suspend pour moi et auxquelles j’ai hâte de trouver des réponses.

Je vous accorde qu’il ne s’agit pas à proprement parler d’une comédie sentimentale, à moins que les choses prennent une tournure particulière entre Tommy, les chatons et/ou le Père Noël, mais je doute que Gulli ait choisi de diffuser une comédie zoo/pédo/gérontophile. C’eut été un choix audacieux que je n’aurais pas manqué de souligner.

Bref, même si Noël débarque de plus en plus tôt, me voilà prête à m’ambiancer devant ma TV. N’hésitez pas, si vous aussi vous repérez dans les semaines qui viennent des téléfilms qui valent le coup dans votre programme TV. On se refilera nos bons plans en matières de productions audiovisuelles de qualité!

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